Genève et Bellevue 2 villes où il fait bon vivre

de | 27 septembre 2016

Si Genève m’était conté!

Chasseurs de biens immobiliers Génève

Le décor de l’histoire de Genève se découvre avec son pont. Quel beau symbole que ce pont jeté entre les 2 rives du Rhône dès l’origine. Celui-ci sépare les Allobroges des Séquanes, la Gaule romaine des Helvètes. Cet appontement permet le passage des personnes et des vivres ainsi que des soldats et des idées. Attirés par l’océan, les Helvètes veulent franchir le Rhône. Soucieux de faire carrière à Rome, César s’emploie à pacifier la Gaule. Il veut donc empêcher le franchissement du fleuve par les Helvètes. Le romain gagne Genève, coupe le pont de bois et fortifie la frontière. Comme on le sait, la manœuvre réussit. Détournés de la province romaine, les Helvètes, à la poursuite de leur rêve maritime seront écrasés à Bibracte, dans les collines bourguignonnes.

Conséquence sur Genève de l’empreinte de César

Le passage du général romain fut bref mais le pays en ressent encore les effets aujourd’hui. Une ville nouvelle fut construite et un autre port fut creusé. Genève organise du commerce avec tout l’Empire. Amphores d’Espagne et marchands de Syrie s’y rencontrent. Une vaste villa est édifiée sur le domaine de Frontenex face au lac et au Jura, non loin de l’emplacement des domaines de Plonjon et de la Grange 18 siècles plus tard.

Genève multiculturel

Bientôt, dans un empire christianisé, un évêque fait bâtir une double cathédrale au sommet de la colline pour pour effacer tout souvenir des dieux païens. Tandis que l’empire d’Occident se disloque, Genève devient l’une des capitales du royaume burgonde. Un nouveau monde surgit, les peuples se mélangent. Les langues, le droit et la foi tissent de nouveaux liens. La cité s’enferme dans des remparts dont elle mettra plus de quatorze siècles à se défaire.

Evolution de Genève:

  • Le dernier comte de Genève devient pape sous le nom de Clément VII avant qu’un dernier comte de Savoie ne soit, lui aussi, élu au Saint Siège. D’avoir de tels appuis à la Curie ne peut que favoriser la carrière des ecclésiastiques du pays, même s’ils sont d’humble origine. C’est ainsi que le cardinal de Brogny  fait bâtir la chapelle des Macchabées, l’un des joyaux du gothique flamboyant au nord des Alpes.
  • La cour de Savoie suscitent des vocations d’imprimeur. Ce métier neuf s’appuyant sur une technologie innovante remporte un succès. L’impression de livres place tout de suite Genève au rang de Lyon. A côté des livres latins utiles aux gens d’église ou de justice, les imprimeurs genevois publient de magnifiques romans de chevalerie illustrés de bois gravés. Cette insolite production est une indication claire de la capacité genevoise à s’introduire sur un marché international.
  • Au siècle des lumières, la science genevoise éblouit l’Europe. Les savant genevois correspondent avec des sociétés savantes  et les académies européennes. On admire les travaux d’Abraham Tremblay sur les polypes d’eau douce. L’Europe applaudit les recherches de Charles Bonnet sur la parthénogenèse du puceron. Le monde assiste à l’ascension du Mont-Blanc d’Horace-Bénédict de Saussure.
  • Une dizaine de Genevois collaborent à la grande affaire intellectuelle du siècle, l’aventure de l’encyclopédie. Les querelles de Rousseau et d’Alembert sur le théâtre enflamment la république des lettres, mais elles trouvent aussi leur écho à Genève.
  • Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève  défend des idées populaires. Le gouvernement aristocratique genevois n’est guère favorable à ce mouvement.

Le récit de César, dans le De bello gallico, fait entrer Genève dans l’Histoire pour ne plus la quitter.

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