Eco gestes

de | 5 janvier 2016

PREMIER GESTE

Travailler la terre en douceur Une fois ces processus de fertili-sation connus, on pourrait presque comparer le passage d’une charrue dans un champ à celui d’un bulldozer dans une fabrique de montres suisses ! C’est toute l’organisation du sous-sol qui est mise sens dessus dessous, cassant la chaîne de fabrication de l’humus. Et pourtant, depuis des décennies, les jardiniers s’évertuent à retourner la terre puis à y mettre de l’en-grais, alors qu’il suffirait le plus souvent de lui apporter de la ma-tière organique et de laisser faire son armée souterraine.

  1. Bêcher juste ce qu’il faut. C’est nécessaire pour décompacter un sol très argileux, pauvre en humus. Mais un travail superficiel suffit: à 25 centimètres de profondeur au maximum, soit la hauteur d’un fer de bêche. La grelinette permet d’ameublir et travailler le sol à bon escient, en ménageant les « fabricants d’humus » qu’il contient. Utilisez une grelinette qui permet d’ameublir le sol sans retourner de grosses mottes, contrairement à la bêche.
  2. Choisir le bon moment. Juste avant l’hiver, quelques jours après une bonne pluie pour que la terre ne soit ni sèche ni collante. Inutile d’émietter, on laissera de grosses mottes et on affinera au printemps avant de semer.
  3. Au potager, laissez au sol, entre les rangs de culture, les mauvaises herbes arrachées et les fanes de légumes. Cela favorise l’activité des bactéries et des champignons qui vont dégrader ces végétaux, puis des vers de terre qui vont par la suite les incorporer au sol. L’année suivante, utilisez ces emplacements enrichis pour planter tes légumes.

SECOND GESTE

Nourrir le terrain avant les plantes N’abreuvez pas vos plantes et la terre d’engrais de toutes sortes. Après un travail délicat du sol, des apports naturels de matière orga-nique feront le reste et, peu à peu, la structure de votre sol deviendra meuble à souhait pour planter et semer.

  1. Utiliser du paillis et du com-post. Le principe du paillage est de constituer à la surface du sol une réserve de matière organique non décomposée (feuilles mortes, brins de gazon, rameaux broyés…). Il suffit de déposer une couche non tassée à 10 centimètres environ entre toutes les plantes culti-vées, et de la renouveler 3 ou 4 fois par an, environ. Dans le compost, les végétaux (gazon tondu, feuilles mortes, déchets verts des tailles, plantes fanées, épluchures de légumes et de fruits…) et autres matières (cendres, algues, papier…) sont déjà en voie de décomposition. L’action de ces micro-organismes est encore plus rapide. À répandre sur la terre, en couche de 1 centimètre, 2 fois l’an.
  2. Semer des plantes engrais. Ce sont des plantes, baptisées « engrais vert », que l’on cultive en premier lieu pour leur action améliorante sur le sol. Celles de la famille du trèfle captent l’azote présent dans l’air et le stockent au niveau des racines. Le colza et le seigle, grâce à leurs racines puissantes, travaillent le sol en profondeur, niais en douceur. La phacélie étouffe les mauvaises herbes. L’épinard, cultivé entre les rangs de légumes et coupé régulièrement sur place, constitue un paillis de feuilles fraîches favorisant la multiplication des vers de terre. La moutarde, qui pousse très vite et en masse, est à semer en automne car elle est l’une des dernières à servir d’engrais avant l’arrivée de l’hiver ! À tout moment, dès que l’on doit mettre le terrain en culture, cet engrais vert peut être coupé et broyé. On le laisse sécher puis on l’enfouit à la surface du sol (environ à 2 centimètres) pour approvisionner la microfaune en matière organique. Écologique, le compost est riche en minéraux et humus.
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