Culte des anges ?

de | 29 janvier 2019

Il y a un peuple qui est enveloppé de mystère et qui survit encore aujourd’hui : c’est le petit peuple des Yezidi. C’est Georg Gurdieff (voir « Rencontres avec des hommes extraordinaires ») qui fut le premier à parler aux Occidentaux de sa mystérieuse religion. Des mystères comme la peur des Yazidi de se retrouver enfermés dans un cercle dessiné sur le sol, comme leur religion qui existait déjà avant le temps d’Abraham.

Il y a actuellement près de 500 000 Yazidi dans le monde. Principalement dans la région kurde d’Irak. Leur centre spirituel est Lalish, au nord de Mossoul, mais on les trouve aussi en Arménie, Géorgie, Turquie, Syrie. En Europe, l’Allemagne est aujourd’hui la plus grande communauté avec plus de 30 000 habitants.

Les Yazidi et le culte des anges

Au-delà de toutes les spéculations qu’il y a eu sur ce peuple et des nombreuses tentatives de le discréditer, dans la réalité d’entre eux, nous savons encore peu de choses. Leurs textes sacrés ne sont pas disponibles, leurs racines et traditions remontent à plus de 4000 ans, leur héritage culturel hérite des traditions d’origine mésopotamienne ancienne, des cultes d’Ahura-Mazda, de la religion du Parsis et du zoroastrisme, condense dans ses éléments traditionnels du judaïsme Kabalistique, du christianisme Mazdéen et Nestorien et enfin du mysticisme islamique, à forte influence soufi.

Le symbole original de Melek Taus inclut un symbolisme en forme de coin hérité de l’ère sassanide.

Mais pourquoi sont-ils si importants ?

Dans ce peuple, il y a quelque chose résolument hors des sentiers battus dont témoigne l’histoire : le culte archaïque des anges.

Aujourd’hui, nous parlons du yazdisme, en particulier en ce qui concerne l’islam, en tant que minorité, religieuse et même ethnique, car il relève de la sphère culturelle dite kurde. Sous l’Empire ottoman, ils ont été cruellement persécutés, et il y a seulement quelques années, Saddam n’en était pas moins, c’est pourquoi le peuple yazida est très prudent dans la diffusion de son patrimoine culturel. De plus, grâce aussi au maître ʿAdi, (Adi Ibn Mustafà) qui en 1162 réforma le yazdisme en introduisant des éléments islamiques, la communauté yazida trouve son équilibre avec le contexte religieux et culturel qui l’entoure. Cependant, leur tradition spirituelle est beaucoup plus ancienne et remonte à plusieurs millénaires. Les Dasins comme on les appelle – prétendent être les seuls vrais descendants d’Adam, ils célèbrent des prophètes tels que Noé, Sém, mais aussi Hénok et parmi les très rares écritures sacrées, on trouve le Livre des Révélations, le Livre des Lumières et le mystérieux Livre Noir (de la Création), qui est tenu secret et dont on ne trouve aucune traduction.

Actuellement, les communautés yazidiennes sont très fragmentées, mais elles maintiennent leur propre ordre social, très semblable à celui des confréries soufies : il est divisé entre laïcs (appelé murīdān, qui signifie « aspirants ») et initiés, avec différentes catégories de diacres et d’accompagnateurs, dont des chanteurs (« Qawwāl »), danseurs (« Kočiak ») et confréries de « faqīr » (aussi appelés « tête noire »).

Le terme, Yazid, dans la langue pahlavi « Yazd », signifie « ange », tandis que « Yezidi » signifie « ceux qui prient les anges ». Dans leur spiritualité, ils sont à la fois démons et anges. C’est peut-être une influence du zorastrisme, dont le message fondamental est basé sur les concepts du bien et du mal.

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