Botox à Prilly au banc d’essai

de | 15 août 2017

En 2017, en Suisse, le Botox fait partie de la panoplie de tous les médecins spécialistes de l’esthétique.  En effet, pour paraître jeune le plus longtemps possible, le Botox intervient dans ce processus. Avec cette molécule, le monde de la beauté s’est transformé. Cette technique est invisible, elle ne cause aucune cicatrices et ne demande pas d’anesthésie compliquée. Les patients ont immédiatement un coup de jeune durable.

Qu’est ce que le Botox?injection de produit de comblement à Genève

Le mot Botox est souvent pris pour la simple abréviation anglaise de botulinic toxin, en Français, toxine botulinique (ou botulique selon le choix). C’est en fait la marque sous laquelle les laboratoires Allergan la commercialisent, comme c’est le cas avec Xeomin pour les laboratoires Merz, ou encore Dysport pour les laboratoires Ipsen. La molécule, produite dans la nature par une bactérie est apparue sous les feux des projecteurs avec les stars des années 90 qui l’utilisaient à des fins esthétiques. Et pourtant ce produit dérivé d’un poison mortel est aussi utilisé dans des fins médicales bien plus « sérieuses ».

L’utilisation du Botox pour les migraines et les rides

L’emploi de la neurotoxine naturelle la plus puissante pour la médecine esthétique a permis de soigner par la même occasion certaines migraines. Des améliorations sont remarquées sur les migraines frontales et temporales. En plus de la relaxation des muscles qui atténue significativement les plis, la toxine inhibe la transmission du message nerveux lié à la douleur. Aujourd’hui les praticiens peuvent envisager d’injecter des fines quantités de toxine botulique directement sur des muscles concernés dans l’origine de certaines migraines chroniques, afin de diminuer considérablement la prise d’antidouleurs.

Les injections de Botox ne sont plus réservées aux classes sociales élevées. Ces actes médicaux sont destinés à tous et les prix de ces produits miracles deviennent accessibles à tous les porte-monnaie (entre 250 CHF et 450 CHF). Le botox agit réellement et fait disparaître les signes du temps.

Les médecins qui injectent le Botox cible principalement:

  • Les rides d’expression, comme celles du lion, entre les deux yeux, ou les plissements de fronts.
  • Les sillons intersourciliers.
  • La correction des lignes des sourcils.
  • L’adoucissement des plissements du nez.
  • L’amélioration des paupières inférieures.
  • La modification des masséters.

Les contractions musculaires guéries par le Botox

Bien avant les fins esthétiques, les cliniciens utilisait ce poison pour traiter les crispations du visage, ou encore pour corriger le strabisme causé par une contraction musculaire. C’était dans les années 70, que les chercheurs ont compris qu’à petites doses, le poison pouvait avoir un effet positif sur des dysfonctions musculaires. En fait, la substance, qui est produite par une bactérie nommée Clostridium Botulinum, agit sur la relation entre le nerf et le muscle. Ce dernier, ne recevant aucun « message », est en quelque sorte paralysé, inerte. Voilà comment la toxine botulique est capable de soulager un torticolis ou encore la dystonie et le blépharospasme (contractions musculaires fréquentes et accentuées qui provoquent des clignements d’un ou des deux yeux).

Neurologie et toxine botulique

Comme les applications logiques sont liées aux muscles et aux nerfs, le botox traite différents effets liés à certains traumatismes crâniens, ou accidents vasculaires cérébraux qui engendrent des malformations physiques atroces et douloureuses pour les patients. Des maladies qui touchent le système nerveux central comme la sclérose en plaques, peuvent aussi bénéficier des bienfaits de la toxine, ainsi que les pathologies liées à une malformation de la colonne vertébrale, comme la spina bifida. Dans la plupart des cas, le traitement par la molécule accompagne une rééducation qui sera indispensable pour retrouver une motricité acceptable. Puisque les effets médicaux sont aussi temporaires que les effets esthétiques, il est nécessaire de recommencer les injections tous les quatre à six mois. L’organisme humain résorbe le produit naturellement, sans effets secondaires notoires.

Botox, urologie et appareil digestif

Le troisième âge utilise la toxine botulique, non pas pour atténuer les rides, mais pour son aide notoire dans les maladies neurodégénératives. La plus célèbre de ses maladies est celle de Parkinson. Les personnes qui sont atteintes ont des spasmes musculaires incontrôlés à certains moments sont soignées par des injections localisées dans les muscles « coupables ». L’urologie aussi semble pouvoir tirer profit des vertus relaxantes que l’on peut obtenir avec la molécule. L’urètre, la vessie ou encore la prostate, réagissent positivement avec les injections localisées en toxine botulique. Certains troubles de l’appareil digestif, comme les spasmes de l’œsophage, ont recours à  un traitement à base de cette substance. Ce processus est, bien entendu, soumis à des normes draconiennes et des tests systématiques, puisque les manipulations sont risquées.

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