Attrait pour les placements en Suisse

de | 8 février 2017

Les placements immobiliers en Suisse

D’une manière générale, la faiblesse de la valeur des titres immobiliers rend les placements peu attrayant pour les gestionnaires de portefeuille, qui ont cependant un besoin de se diversifier pour réduire les risques. Cela est aussi accentué par le manque d’information que possèdent les investisseurs indirects sur leurs avoirs immobiliers. En effet ce type d’investisseur est bien plus nombreux que les propriétaires directs, qui possèdent parfois des immeubles en entier. Evidemment, la localisation et les caractéristiques du bâtiment (âge, surface occupée, utilisation, entretien, etc.), sont des variables influentes sur la valeur estimée du bien.

Les données à considérer

Les investisseurs en immobilier considèrent souvent deux données pour choisir leurs placements:

  • L’emplacement géographique du bien.
  • Son type d’affectation.

Pour le premier point, les sondages rapportent que certains cantons rencontrent plus de succès que d’autres, comme Zurich, Bâle, Berne ou encore Argovie, qui représentent ensemble plus des trois quarts des investissements. Les zones comme Genève et Vaud sont quelque peu boudées, en revanche. En ce qui concerne l’utilisation, le public constate que la plupart des placements sont effectués dans l’immobilier utilisé comme logement.  Viennent ensuite les affectations commerciales (commerces ou sièges de grandes sociétés…), elles sont les moins prospères et se situent dans le type industriel. Certains choix sont aussi dictés par le prix au mètre carré du loyer, par rapport à la moyenne en vigueur dans le parc immobilier environnant, afin d’avoir une marge d’augmentation si cela est nécessaire.

Les types de placementsPlacer de l'argent en Suisse

Pour le particulier qui n’a pas les liquidités pour acquérir un immeuble en entier, il existe des manières logiques de placer son argent dans l’immobilier:

  1. Il y a d’abord les fonds de placement, qui sont régis par la loi fédérale entrée en vigueur le premier janvier 1995. celle-ci stipule que le détenteur est en mesure de demander un remboursement ou de vendre ses parts.
  2.  Il y a aussi la possibilité de se procurer des actions à travers des sociétés anonymes immobilières. Les règles sont communes aux autres types d’actions cotées en bourses.
  3. La dernière solution est de réaliser des investissements est de le transformer par le biais de fondations d’investissement qui s’occupe de la gestion du portefeuille.

 

Les avantages

Les placements immobiliers, aussi appelé l’immobilier-papier concèdent à de petits investisseurs de placer leur argent dans des propriétés. Celles-ci peuvent avoir une zone d’implantation différente ou une utilisation qui se diversifie, même si celui-ci ne possède pas les capacités financières de posséder un seul immeuble.

Les grands investisseurs bénéficient de cette manière de plus grandes possibilités de manœuvres dans leurs investissements puisqu’ils peuvent aisément vendre des parts si nécessaire. il est à savoir qu’une vente en entier d’une propriété est soumise à une législation et des contraintes fiscales peu avantageuses. Les investissements indirects sont donc la meilleure façon de s’introduire dans le marché de l’immobilier car l’acquéreur devient en quelque sorte propriétaire. Cependant, il est laissé aux professionnels les tâches liées à la gestion du portefeuille. Cela est indispensable, dans la mesure où il est requis de connaître les rouages et les caractéristiques de ce marché.

Limites du marché

Le marché de l’immobilier en Suisse est relativement succinct, par rapport à d’autres domaines. Ainsi les observateurs remarquent que la capitalisation est de seulement 15 milliards de francs pour la Suisse pour les titres immobiliers. Cette somme ne représente qu’une faible partie des 237 milliards, le total des actions et des obligations capitalisées. La taille restreinte du marché implique logiquement une faible liquidité des portefeuilles, c’est accentué par le comportement de la plupart des investisseurs qui préfèrent conserver leurs titres ou leurs actions sur le long terme plutôt que de les vendre à la moindre occasion. On pourrait dire que les investissements dans l’immobilier ont des retours faibles, mais cela est aussi temporisé par une réduction considérable des risques encourus par les investisseurs.

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